Tu trato con los animales hablará de ti mejor que tus palabras -R.M.J.

miércoles, 15 de diciembre de 2010

El pavo Gluglú, cuento para Navidad traducido al francés.

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Compañera y compañeros de barricada, el cuento que publiqué en esta Navidad, fue traducido al francés y publicado en Suiza. Ricardo
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Gluglu le dindon, un ami tout simplement. de Ricardo Muñoz José
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En hommage aux millions de victimes...
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Gluglu était un jeune dindon, bien nourri et plein de vie, profondément attaché à Ana, la fille des propriétaires de la ferme.
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Ana, la vingtaine, de santé fragile et de caractère introverti, vivait à l’écart de toute ambiance juvénile, c’est pourquoi elle réservait sa tendresse à son seul ami : Gluglu, le dindon. Pour elle, il représentait le centre du monde en devenir. Il était le dépositaire de ses rêves, déployant un univers de caresses, de confidences et de saine amitié.
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Valentin et Joséphine, les parents d’Ana, ne voyaient pas d’un très bon œil un tel attachement, car les dindons incarnaient le souper traditionnel de Noël et même si eux n’allaient pas manger Gluglu, ils pouvaient le vendre à n’importe quel moment, et la chose serait entendue : le dindon finirait dans l’estomac d’une famille et Ana pleurerait en embrassant l’absence d’un compagnon de jeux.
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Bien que Gluglu éprouvât une réelle tendresse à l’égard de la jeune fille, il était habité par un soupçon déchirant, étant donné les commentaires débités par les autres animaux de la ferme à propos du lien d’amitié inouï, qui le rattachait à la jeune fille.
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- Il ne passera pas les Fêtes de Noël, disait l’âne
- Les hommes sont des carnivores et pour eux nous ne sommes que de la nourriture, argua le canard.
- Eux troquent un ami contre un bon repas, ajouta le cochon
- Seules les vaches vivent plus longtemps. Ils en prennent soin tant qu’elles donnent du lait, mais elles finissent dévorées sans le moindre remords, renchérit le chien.
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Gluglu entendait toutes ces paroles. Il était réticent à l’idée d’entacher de la fange de la méfiance les sentiments d’Ana. Pourtant, il était convenable de ne pas oublier la signification du mot ferme : un établissement commercial dans lequel les animaux ne sont que de la marchandise. Il savait qu’on emmenait bon nombre de poules, canards et cochons et qu’on n’entendait plus jamais parler d’eux. Où allaient-ils ? Terminaient-ils dans l’assiette ? Toutes les conjectures étaient possibles. Quoique… Non ! Ana compromise dans une telle trahison ? Jamais.
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Un matin, pourtant, un événement fit vaciller la tranquillité de la basse-cour et frémir l’âme de Gluglu. Des camions chargeaient des centaines de dindons et de porcelets devant la stupéfaction de l’entourage de ces pauvres créatures, qui partaient droit au sacrifice.
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Ce fut le chat qui l’appela pour le mettre au fait de la terrible nouvelle :
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- J’ai entendu dire que demain, ils célèbrent la Nuit de Noël et que le lendemain c’est Noël.
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Gluglu se mit à trembler. Les dindons survivants, de même. Semblable à un gros nuage, la menace de mort flottait au-dessus de chaque habitant de la basse-cour.
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L’avancée de l’obscurité engloutissait les reflets en décomposant les couleurs, en estompant les choses, en noircissant les arbres. Les bruits laissèrent la place au silence le plus parfait. Gluglu resta plongé dans l’obscurité, avec la peur lui labourant le corps et le découragement l’assaillant par à-coups. La solitude déployait les ailes tyranniques de l’insomnie. Dans une froide réalité, un pressentiment lui indiquait l’assiette en guise de sépulture et la mastication humaine comme pierre tombale. Les ombres agglutinées enflammaient l’attente lézardant la dure nuit du renoncement. Le repos restait hors d’atteinte. L’horloge scandait le suicide des heures. L’attente se faisait longue et la somnolence peignait un tableau angoissant ; un tableau à la fin inéluctable. Le lever du jour le prit par surprise avec son battement atroce d’ailes funeste.
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- Je dois m’en aller, si je ne fuis pas, je finirai en repas de famille.
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Triste décision, troquer le bonheur contre le désarroi.

l observa ses camarades de réclusion. Ils dormaient tous. Les autres dindons se reposaient en acceptant paisiblement leur tragique destin. Il tenta d’ouvrir la porte à coups de bec. Une partie de ce dernier se fendilla à cause de la dureté du bois. Sauter le grillage ?? Impossible étant donné la hauteur, de plus en tant que dindon, voler n’était pas dans ses cordes. Il décida de se sauver en creusant. Il gratta, gratta afin de se frayer un passage par-dessous le grillage. La clarté laissait apparaître l’annonce d’une nouvelle journée. Il devait accélérer la cadence, car dans ces contrées, on était habitué à se lever tôt et toute présence indiscrète risquait de mettre à mal la fuite. La terre, comme solidaire se fit plus meuble. Quelques instants plus tard, on pouvait distinguer la sortie. S’aidant de ses pattes, il se faufila. Certaines plumes finirent ondoyantes sur le barbelé, mais la liberté l’accueillit dans un souffle de soulagement. Gluglu lança un regard à la porte d’entrée, lui reprochant son manque de collaboration. Il s’éloigna de la basse-cour, empreinte de silence. Direction : le patio. Une brume dense s’empara de lui. Tout était frappé d’immobilité. Il y avait urgence. Il pensa à Ana.


- Je ne la reverrai plus jamais.
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L’absence de la jeune fille était déjà comparable à une blessure suppurant la nostalgie. La douleur faisait son chemin dans la mémoire des souvenirs les plus fous, ravivant des joies, laissant des abîmes de déception.
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Il prit à travers champ. La brume encombrait le chemin. Il avançait tout en recréant les images qui l’habitaient, gémissant les adieux, à la merci d’un rêve désormais défunt. Il ne savait où aller, aucun lieu n’était sûr vu la période de l’année. D’un coup, la brume le happa. De gigantesques nuages l’encerclèrent de manière menaçante. La terre endeuillée et la solitude le faisaient voguer dans le vide. La marche du temps nichait dans la pierre. Un éclat, diffusant la brume, se rendait peu à peu maître du jour. La brume résumait la désaffection comme plaquée au sol de ce léger baiser subtilisé, réclamé par la terre transie.
Le paysage arborait une patine fer-blanc, estompant les noirceurs, faiblissant l’étreinte de la solitude.

Soudain, une surprise le fit frémir. Les yeux écarquillés, alors que ses ailes s’avouèrent vaincues. Devant lui, au milieu de la brume, comme une apparition maléfique : Valentin !
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- Gluglu, tu t’es échappé de la basse-cour. Viens, on rentre à la maison.
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Valentin tendit la main. Vaine fut la tentative de fuite. Gluglu vit s’approcher cette main griffue telle un lasso fatal. Il parvint de justesse à retirer son cou, mettant à l’abri sa nuque. L’homme le prit dans ses bras. Le nuage rasait le sol, ils s’en retournèrent.
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Matias et son épouse, à côté du camion.
- Précisément aujourd’hui, tu dois prendre la route ?
- Mais, femme, je ne pars pas à l’autre bout de la terre.
- Tu n’a rien fait pour l’éviter ?
- Non. Les gens ont besoin de leur marchandise, je dois la leur apporter.
- Tu seras à l’heure pour le souper ?
- Du calme. À la tombée du jour, je serai de retour.
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La route ouvrit le giron de la large bande d’asphalte. Le camion affronta la monotone distance.
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Gluglu, abattu par le terrible poids du doute, était témoin de l’avancée des heures, priant pour un changement soudain du calendrier.
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Après la sieste, Ana le prit en promenade. Ils jouèrent ensemble et s’amusèrent insouciants. Gluglu mit de côté sa méfiance. L’horloge continuait à égrener l’inéluctable progression du temps. La brume affaiblit la matière laissant place à une clarté trouble. Matias monta à bord du camion décidé à rebrousser chemin. Il devait être chez lui à la tombée de la nuit. Souper tous en famille procurait un bonheur, qui n’était donné qu’une fois l’an.

Il se faisait tard. Il se peut qu’ayant tellement couru dans les champs labourés, la fatigue ne se soit insinuée dans le corps d’Ana. Par moments, la jeune fille sentait son souffle lui manquer, l’air la quittait. Le mal-être allait en augmentant inexorablement. Quand soudain le paysage disparut. Les yeux devinrent comme absents et le sol l’engloutit ! Elle tomba tel un chiffon. Inconsciente. En ne donnant plus aucun signe de vie.
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Gluglu assista à la chute. La peur l’accabla. De suite, il essaya de la réanimer en battant des ailes et en poussant des cris. Sans résultat. Ana semblait bel et bien morte !
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Le dindon sentit que quelque chose explosait dans son estomac et le trouble le traversa dans une angoisse oppressante. L’insécurité émanant du plus profond de lui se transformait en un remous de mauvais augure. D’étincelants tremblements parcouraient son esprit et le tonnerre de l’issue fatale le transperça d’une ondée d’inquiétude. Le désir de fuite s’était évaporé et la peur lui insuffla l’ordre de se diriger vers la route.

Au beau milieu de la chaussée, Matias remarqua la présence d’un dindon. Tout seul semblable à une figure fantasmagorique. Saisi par l’étrangeté de la situation, il klaxonna. Le bruit strident n’effraya pas l’animal. Pire, il ne fit même pas mine de se mettre de côté. Il ralentit. L’oiseau ne bougeait toujours pas. Devant tant de détermination, il appuya sur la pédale de frein. Les pneus crissèrent. Matias descendit du véhicule pour le faire fuir avant qu’une autre voiture ne l’écrase. Mais une autre surprise l’attendait. Il le vit, qui le regardait, se dandiner vers le fossé comme s’il voulait qu’on le suive. Le dindon pénétra dans les buissons. Le chauffeur, intrigué, le suivit. Non loin de là, ce qu’il aperçut lui fit presque sortir les yeux des orbites. Sur le sol, il distingua une fille qui gisait. Il la souleva et la mit à bord du camion. Gluglu le regardait, reconnaissant. Le transporteur démarra.

À l’hôpital, elle fut prise en charge par toute l’équipe d’urgentistes. La jeune fille avait eu une crise cardiaque et devait être opérée.
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Les parents d’Ana arrivèrent tout tremblants d’empressement, piégés par les circonstances. Une fois rassurés par les nouvelles, ils mirent de côté leur anxiété.
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Au comble de la gratitude, ils embrassèrent Matias.
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- Merci Monsieur, vous avez sauvé notre fille.
- Non, c’est le dindon qui l’a sauvée. Il m’a conduit à elle.
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Le chauffeur regagna son domicile avec plus de retard que prévu. Le souper de Noël se déroula dans la joie entre rires et toasts.
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- Matias, tu prendras bien un peu de dinde ???

À l'aube d’un nouveau jour, un ami des animaux était né.
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© D’après un texte de RICARDO MUÑOZ JOSE

Traduit de l’espagnol par Maite.
http://lesanimauxmaltraites.over-blog.com/article-gluglu-le-dindon-un-ami-tout-simplement-de-ricardo-mu-oz-josen-63716712.html

sábado, 20 de noviembre de 2010

Las mariposas que dieron color a la amistad

CUENTO INSPIRADO EN UNA LEYENDA HONDUREÑA
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La selva, atrapada en su fragancia, derramando ternura en los murmullos del arbolado, en el tarareo del agua, en el tiempo temblando en las ramas, bajo un cielo empedrado de breves nubes, y con los astros fondeados en la holgura de la distancia, le ponía residencia a unos animalitos alados. La naturaleza les dio el nombre de mariposas. Era un septeto de distintos y lucientes colores. .
Verlas juntas arrancaba la admiración del resto de habitantes de la espesura. Al surcar el aire, las siete tonalidades constituían la belleza en acción de vuelo. Las flores se consideraban desdibujadas ante aquella colorida conjunción. La madre natura exhibía el apogeo del placer al mostrarlas revoloteando. La septena de inseparables amigas, paseaban por la vegetación como un resplandor de combinados matices; cual un rutilante soplo escapado del cofre de los matices.
Mas, cierto día, una de ellas cedió al acoso del descuido, y una hambrienta espina asumiendo tan rudo destino, le clavó el mordisco. Al instante emergió en ella la incapacidad de movimientos, y ya no pudo secundar el aletear de las compañeras. En las otras seis prendió la preocupación. La rodearon desconcertadas; ¡la herida manifestábase mortal! Galopes de incertidumbre les azuzaron el miedo. Esperaron, y la espera las envolvió en una silente marejada de angustia. Para ellas los sonidos percutían igual a gárgaras de guijarros. Los árboles agitaban las melenas a modo de espasmos desesperados, las aves amordazaron los gorjeos, las patas del resto de animales frenaron los recorridos. Las horas transcurrían con tranco lento, y tras rodar en progresión callada, emponzoñaban el ánimo de las seis. El temor crecía estrechando la atmósfera. Sólo oíanse los ecos del dolor de la desgraciada mariposa, porque escapábasele la vida entre los dedos de la agonía. Su existencia iba navegando hacia el apagón del adiós.
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Empujadas por la tristeza, las seis amigas volaron al núcleo del firmamento, a la morada de los dioses, transportando en el denuedo un pedido de ayuda.
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-Estamos dispuestas a realizar cualquier sacrificio a fin de no separarnos de nuestra compañera.
Una voz grave brotó de la profundidad del silencio.
-¿Están decididas a darlo todo para seguir unidas?
-¡Sí! Incluso, a dar la vida.
-El deseo se hará con ustedes.
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El cielo le puso al sol la venda de un nubarrón. De la hondura del espacio emergieron impetuosos vientos, que viajaron hacia la superficie acarreando una recreación desatada. Las nubes vistieron el ropaje azabache, los relámpagos trizaron el firmamento perforando la oscuridad como cuchillos luminosos, los truenos estremecieron el vacío, los rayos cuajaron en caídas incendiarias. Muy pronto la atmósfera expresó un carácter horripilante; tremendo, arrasador.
Un vertiginoso remolino levantó la mariposa moribunda, y en veloz ascensión las juntó a las seis que aguardaban ansiosas. Otro remolino acató la alternativa, y continuando la misión las llevó al abisal refugio de la cavidad cósmica, depositándolas en el insondable regazo de lo desconocido.
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Cuando la calma estableció el andar de la normalidad, y el sol expandía el aliento para secar la tierra, las siete mariposas aunaron las alas formando un colorido semicírculo. En la faz del azul apareció una etérea curvatura luminosa, haciendo pie en las fronteras del infinito. El fenómeno brillaba alimentado por la voluntad del septeto de amigas, que aceptaron la muerte con tal de permanecer siempre juntas. Había nacido el arco iris.

Cual indestructible símbolo de unión, el arco iris surge después de cada temporal, a recordarle a los hombre que la amistad existe al otro lado de la lluvia.
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Autor: RICARDO MUÑOZ JOSÉ
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Fuente original: Leyenda de Honduras "EL NACIMIENTO DEL ARCO IRIS"
http://kassioblog.blogspot.com/2008/05/el-nacimiento-del-arco-iris.html

sábado, 6 de noviembre de 2010

MIS DOS ÚLTIMOS LIBROS

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LES PRESENTO MIS DOS ÚLTIMOS LIBROS
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ANIMALES QUE HABITAN EN EL TIEMPO

Con este libro pretendo hacer justicia a los animales que participaron en la historia de los hombres. Todos de indudable grandeza. Unos por sus proezas, otros por la inagotable sumisión, y los que aun habiéndose destacado acabaron siendo víctimas de la crueldad humana. Este trabajo narrativo está dedicado a ellos.
Aparecen historias, rigurosamente documentadas, que abarcan un conjunto de épocas; de 2300 aC al actual 2010. Desde Bucéfalo (el caballo de Alejandro Magno) al gato Jamil.
En escribirlo he invertido dos años, pero lo hice con gusto porque afecta directamente a nuestra lucha en defensa de los que no se pueden defender.

En esta ocasión no estuve solo, me acompañó con su entusiasmo, estímulo y colaboración directa, el escritor animalista Julio Ortega Fraile, autor del prólogo.
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Está editado en dos sistemas; una versión en papel (haz clic AQUÍ), y otra GRATUITA en libro electrónico (pincha AQUÍ)
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CUENTOS DESIGUALES

Es un libro de ficción basado en la realidad, y está enfocado a describir la maldad humana. Fue un auténtico desafío, ya que la malicia, al poseer tantas vertientes, ¿me permitiría adentrarme en todo su espectro para desnudarla sin caer en vulgaridades, y hurgando siempre en la verdad?
Este es el fruto. Aquí figuran aventura, drama, suspense, terror, romanticismo, y humor -sin usar una sola palabra soez-, en un marco de ambiciones, codicias, envidias, vanidades, egoísmos, bajos instintos, y desprecio por la vida humana.
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Considero importante anticipar que alguno de los cuentos atraviesan situaciones divertidas, por lo tanto, sería recomendable que se abstuviera de leer este libro toda persona sin sentido del humor, ya que, en algún momento, podría ceder a la acometida de una sonrisa y después sufrir una crisis de remordimientos.

En este trabajo me acompaña la escritora Cristina Albert, la cual se dignó a escribir el prólogo. .
También está editado en papel (pulsa AQUÍ), y en e-book GRATUITO (click AQUÍ)
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Salud y suerte para mis compañeras y compañeros animalistas del planeta entero.

Ricardo Muñoz José

sábado, 25 de septiembre de 2010

KOSTIK: El perro de los novios.

Autor del texto: RICARDO MUÑOZ JOSÉ
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¿UN CAN HIZO DE LA ESPERA EL OXÍGENO DE SU VIDA?

..... Togliatti, Rusia, verano de 1995. El coche se aproximaba a la ciudad acarreando en el vientre una joven pareja. Al volante él, al lado ella, y en el asiento de atrás, un perro ovejero alemán dormía rezumando sosiego. La felicidad flotaba en el aire. Los corazones enamorados latían al unísono. En cada mirada un mensaje, y en cada mensaje una renovada promesa de amor.
..... El asfalto en calma, un escaso tráfico, y las ruedas sueltas en monótono diálogo con la aspereza del pavimento. Una curva. De pronto, ¡sobre la calzada un camión sin las luces de precaución! Al conductor no le dio tiempo de evitar la acometida... ¡El choque fue brutal! Un ruido ensordecedor acompañó el vuelo de las chispas del metal agredido. Después, silencio... La carrocería destartalada mostraba una mueca de espanto.
..... La esposa murió en el acto. El hombre, moribundo, quedó atrapado en el amasijo de hierros retorcidos. El perro salió disparado sin sufrir daño alguno.
...... Otros vehículos frenaron y varias personas descendieron apresuradas, a unirse a los vecinos que acudían a prestar un primer auxilio.
..... Entre todos, aunando esfuerzos lograron sacar al conductor del cepo metálico. El perro, mudo testigo, observaba. Observaba sin comprender.
..... El ulular de la sirena anunciando el arribo de ayuda, pidió paso. La ambulancia constituía el único puente a la salvación. Los sanitarios cargaron al herido en una camilla. El accidentado, en un relámpago de conciencia, alcanzó a mirar al can como diciéndole "espérame". La estridencia de la sirena obtuvo vía libre, y acabó apagándose en la distancia llevada por la urgencia.
..... Al poco rato, el cuerpo de la única víctima partió rumbo al depósito de cadáveres.
..... El perro, en silente actitud, miraba.
..... El andar del tráfico tornó a la normalidad. La vida seguía.
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..... A las pocas horas el flamante esposo abandonaba este mundo, seguramente para continuar el interrumpido sueño de amor en otra dimensión; en ese eterno rincón de las almas diáfanas. En la muerte, los dos estarían juntos nuevamente.
..... Según la versión oficial, el automóvil color guinda había chocado contra un camión parado en la carretera por culpa de una avería. Los fallecidos eran Yuri y Elena, una pareja de recién casados que pasaba por Togliatti, regresando del viaje de boda.
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..... Lo empezaron a ver sentado a la vera del camino, en aquel verano de 1995. La solitaria presencia del animal atrajo la curiosidad, y esa curiosidad derivó en la simpatía general. Nadie lo dudó; esperaba el regreso del amigo al que vio salir convida. La fidelidad irrompible, envuelta en una mansedumbre adobada en espinas, cual espada existiendo en medio del dolor, era la desoladora imagen de un pétalo caído percutiendo en los ojos humanos; descabalgando emociones. Sin saberlo, el perro, minuto a minuto, jornada a jornada, íbase haciendo paisaje.
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..... El adurir inmóvil del estío, igual que un insondable fantasma, insistía en entonarle la canción del abandono, invitándolo a la renuncia. Más él, desde la cima del desespero destilaba un firme convencimiento; si Yuri de allí partió, allí volvería.

..... Paladeando soledad en la inalterable persistencia, y convirtiendo la espera en música callada, elevaba el marchito mirar hacia el abismo del silencio, a fin de procurar en el vacío un asidero de consuelo. Mientras tanto, crujía el desamparo en el vibrante galopar de las máquinas montadas en la inutilidad de la prisa. Las orejas se alzaban al divisar un automóvil, y corría a su encuentro. Incluso, muchas veces, en veloz carrera acompañaba el cruce de un vehículo. Los coches desaparecían tragados por la brumosa boca de la lejanía, y él quedaba ahí, olfateando el aire, mirando sin descanso. Los ojos recorrían la calzada como barca a la deriva, sin rumbo, sin timón, sin puerto. Siempre con la umbrosa mirada agregándole sombra a la solitud, y la desolación que lo coronaba poniéndole en la testa el peso de la expectativa.
..... Hubo personas bondadosas, que dolidas por el drama del animal, intentaron adoptarlo y así darle un nuevo hogar. Ninguna tentativa alcanzó el éxito; el can volvía al borde del asfalto, y armado de una infinita paciencia, manteníase al acecho aguardando el ansiado retorno de Yuri. Y allí estaba, desde el esplendor del día sin final hasta el tramo crepuscular, para que su amor sobrevolara la noche inquietante; asumiendo la realidad desnuda, remando a contracorriente, poniendo en el reencuentro el impalpable aleteo de una ilusión.
..... Para aliviar tan amargo hado, los vecinos le traían comida y agua.

..... A raíz de la conmovedora insistencia de aquel animal sin nombre, el pueblo lo llamó Kostik (diminutivo de konstantin, "constante"). Y Kostik, enarbolando el cariñoso calificativo, perduraba al borde del pavimento, fiel al desabrido designio; manteniendo en la superficie el discurrir del inquebrantable atalayar.
..... Palpitando al compás del sitio, el pobre era solo un bulto viviendo en el titilar del empeño; una presencia pálida que silenciosa recorría las venas de la esperanza.
..... El firmamento en interminable transformación mudaba el maquillaje, yendo del azul cobalto al suntuoso bermellón, acabando por desembarcar en el azabache espolvoreado de titilantes astros. Y él sin moverse, en muda actitud, escuchando a la larva calar la tierra, viendo brotar la hierba, parpadeando por el ímpetu de la luz, mordiendo la espera en el desfile de los días, adecuando el aullido a la indiferencia de la piedra.

(Única foto de Kostik)

..... Llegó el invierno, y con el invierno las primeras nevadas. La gente, enternecida, llevábale agua tibia y cajas de cartón donde pudiera cobijarse, puesto que vivía acosado por la nieve, a merced del llanto del cielo, en medio del trueno terrible, desnudo frente al azote de la tormenta, y a unas temperaturas de hasta veinte grados bajo cero. Pero nada doblegaba la voluntad de Kostik. Estación tras estación, ya sea atenazado por el imperio del frío o la prepotencia del calor, él resistía imperturbable, atornillado al sitio, inaccesible al desaliento; con las pupilas estampadas en el pavimento, y acompañado por los árboles que lo miraban desde la estatura de las ramas. Ninguna fuerza podía apearlo del empeño; ni el mazazo de las horas, ni el peso del cansancio, ni la intemperie aniquiladora. Solamente iba a claudicar ante el puño de la muerte.
..... Día y noche, noche y día, para Kostik todo expresaba carencias de forma y de longitud. Cada jornada resumía un opaco espejo temblando en el rugir de los motores, trayendo desde lueñes sitios un repetido ambular tachonado de desesperanza.

..... El infinito aterrizaba en la infinidad de una gota, la sombra resumía el vacío, el temor abanicaba los huesos, la tierra latía sin agobios; en cada aurora recobraba la vieja piel, y cuando la oscuridad íbase hundiendo en los dedos de la luz, la noche ya era un raudal imparable amenazando la penumbra que corría a refugiarse en los frisos de las cosas, absorbiendo la temeridad de lo ignoto. Tras el tranco nocturno, el cielo enseñaba el caparazón azul a fin de que la claridad esculpiera figuras derrumbando miedos, removiendo colores. Una jornada más y todo igual; el hielo seguía agazapado en el agua, la nieve campaba encerrada en la nívea consistencia, los ríos no detenían el viaje sin retorno, ni el asfalto dejaría de lijar las ruedas. Kostik enfrentaba la tenaz desolación teniendo al viento silbando en la carretera, el revuelo de pájaros anunciando lluvia, y el desfile motorizado midiendo la distancia.

..... Transcurría el año 2002. La noche adulta se abrió al estallido de la indisposición. De golpe el plomo de una molestia le desembarcó en el cuerpo, y al caer en manos del dolor, el corazón trastabillando le habló a Kostik de un severo contratiempo; la proximidad de la insalvable partida. Caminó casi arrastrándose, hilvanando esfuerzos y jadeos. El bosque cercano le mostró el cobijo de la madera. El disparo de un gemido rodó apuntando a la tumba, hasta quedar atrapado en medio del murallón vegetal. Cayó diseñando un ademán de resignación. Lejos del oleaje de las miradas y del hierro motorizado. Entonces cerró los párpados, en lontananza escuchó el llamado del adiós, y partió entre el sollozo de las plantas y el mirar de las aves nocturnas. Finalizó su andadura en un apartado peldaño de la geografía, besando la tierra devoradora, que al comerse la carne le comería los huesos. En aquella despedida el mutismo halló asilo en el atril de un arbusto. Kostik ya era pasajero de un tiempo concluido. Se marchó goteando soledad, abrigado por las hojas, transportado por el suspiro de la naturaleza. Así dejó este mundo el catador de sueños, el buceador de estrellas; esa existencia descuartizada por la dentadura de la espera, corroída por el ácido de cada nuevo amanecer, aplastada por el péndulo del incesante reloj. Kostik zarpó al encuentro del amigo. Ahora sí, el ave de la felicidad lo abanicaba con alas de entusiasmo.

..... La alborada derramó luz en el techo de la arboleda, y Febo, dueño de la claridad, plantó presencia en el discurrir de otro día. Unos niños del vecindario hallaron el cuerpo. Había fallecido de muerte natural. Tal vez, al sentir el aliento naufragar, fue al bosque a morir en soledad, evitando desmoronarse en el lugar que insitía en aguardar a Yuri, su amigo del alma.

..... El entorno quedó poblado de ausencia. Kostik habíase ido del brazo de la parca, y el pesar, al cavar hondo en el ánimo de la gente, dejó que la tristeza reflejada en las lágrimas, echara anclas para siempre en la memoria de todos.

..... No obstante, algo extraño sucedió a continuación. El perro estaba muerto, pero los vecinos continuaban viéndolo por las noches. Y no una sola persona, sino varias. ¿Tal misterio encontró hueco en la superstición? ¿La sugestión hacía ver lo que quería verse? ¿Sería un can parecido al que confundieron con Kostik? ¿Se produjo un fenómeno paranormal explicable a través del esoterismo?

..... A iniciativa del Rotary Club, en el mismo punto donde Kostik estableció la espera, le construyeron el mayor homenaje. Lo llamaron "Monumento a la Fidelidad". La ejecución hecha lágrima, saltó de la emotividad a las manos del escultor Oleg Klyuev, resultando una obra realizada en bronce sobre un pedestal de granito, y de ciento cincuenta centímetro de altura. El costo ascendió a doscientos cincuenta mil rublos, suma sufragada por donación popular. Oleg Klyuev, esculpió la cabeza del animal vuelta hacia la carretera, mirando el tráfico, igual que si estuviera aguardando al amigo.

..... El domingo 1 de junio de 2003, un día, por agradable coincidencia, de calor veraniego, tuvo lugar la inauguración. acudieron las autoridades locales, representantes del Rotary Club, periodistas, y habitantes de todos los rincones de la región. Presidió el acto el alcalde Nikolay Rents, quien, muy emocionado, dijo: "Nuestra ciudad ahora posee un símbolo. Así como Copenhague tiene a la famosa sirena, y Bruselas al conocido muchacho, nosotros en Togliatti tenemos un monumento al perro. A un perro que por su fidelidad ya es leyenda".

..... Con el tiempo la estatua de Kostik devino en atracción, siendo la más visitada de Togliatti. Inclusive, se transformó en paso obligatorio para los recién casados. Las parejas, antes de iniciar el viaje de luna de miel, le frotan la nariz a fin de obtener felicidad. La costumbre ha calado hondo, y por culpa del reiterado ritual, el hocico de la escultura permanece brillante. De este modo, el humilde Kostik pasó a ser conocido en toda Rusia por "el perro de los novios".
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Autor: Ricardo Muñoz José

Reminiscencia elaborada con la historia y las imágenes obtenidas en Internet.

lunes, 5 de julio de 2010

Llegan las vacaciones y comienza el drama para muchos perros. Esta carta va dirigida a todos nosotros; los humanos.

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MUCHAS VECES LA FELICIDAD NAVEGA EN EL RECUERDO, PERO EL DOLOR QUE CONLLEVA DERIVA EN UN RECLAMO QUE NO LO LAVA NINGUNA LÁGRIMA
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Hola amigo:
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¿Cómo estás? Deseo de todo corazón que te encuentres bien.
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Si recibes este mensaje, espero me perdones si rompe tu paz de espíritu o si te incomodan los recuerdos que mis palabras puedan traer. Por la amistad que un día tuvimos, no podía desaprovechar la oportunidad que me han dado para poder despedirme de ti.
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Han pasado muchas lunas desde que te vi por última vez. Inclusive, han ocurrido muchas cosas. Durante todo este tiempo, he podido repasar vivencias que pasamos juntos. Aún recuerdo la primera vez que nos vimos. Tú eras un macho humano, joven, alegre, lleno de vitalidad, y yo un cachorro de unas pocas lunas. Recuerdo cómo me pusiste entre tus brazos y mientras yo te lamía la cara lleno de alegría y emoción, me acariciabas la cabeza.
Al principio me costó captar tu lenguaje y tú también tuviste problemas para comprender el mío, pero superamos el impasse y nos fuimos entendiendo. A pesar de los primeros destrozos, nunca te enfadaste y siempre me ofrecías un mimo conmovedor.
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Pacientemente aprendí a sentarme y a tumbarme cada vez que me lo pedías, o mientras esperaba en la calle si entrabas en algún sitio a buscar cosas. Corrimos muchas veces juntos por el campo. Dormía contigo y yo era el que trataba de animarte cuando estabas triste o cansado.
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Con el tiempo vinieron a casa algunas hembras de tu especie. A unas les gustaba y me sacabais de paseo. A otras no les caía tan bien y durante algunas lunas parecías olvidarte de mí. Eso no me importaba porque te veía feliz y eso me hacía feliz.
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Un día llegó una hembra que no se marchó nunca más. Yo te había confiado mi vida; todo mi futuro dependía de ti y de tu nueva compañera. A ella no le agradaban mucho los de mi especie, pero aún así intenté gustarle y obedecerle en todo momento, al igual que contigo.
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Poco a poco me fuiste apartando. Pasabas menos tiempo en casa y más en ese sitio que llamabas trabajo. Tu compañera tampoco tenía mucho tiempo para dedicarme porque siempre estaba ocupada. Tan sólo alguna salida rápida para hacer mis necesidades y una carrerita yo solo. No mostraban ganas de jugar conmigo. Así pasaron muchas salidas y puestas de sol. Cuando te veía triste ó abatido me acercaba a ti intentando consolarte, mas tú me apartabas con un pequeño empujón y me decías: “Ahora no chico. Estoy cansado”. Yo me separaba obediente y me iba a mi rincón pensando qué podía hacer para que estuvieras contento. Me dolía el alma verte tan abatido.
. Después llegó tu primer cachorro. Un nuevo miembro en la familia, al que me propuse proteger y cuidar como si fuera mi cachorro. Desde el primer día quise estar pendiente de él a fin de que no le pasara nada, pero tu compañera no veía con buenos ojos que estuviera tan cerca. Tenía miedo que le hiciera daño. Cómo se notaba que no me conocía, ni intentaba conocerme.
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Yo, que habría dado mi vida por defender la de tu pequeño cachorro, la de tu compañera, y por supuesto, la tuya, fui arrinconado en un cuarto donde pasaba la mayor parte del día, solo, sin poder disfrutar de vuestra compañía que era lo único que deseaba. Tú, que eras mi guía y mi Dios, no hacías nada para que la situación cambiara. Me ignorabas. Ya no era tu mejor amigo. Ahora parecía un estorbo para ti. Desde mi cuarto, a veces, podía oír las acaloradas discusiones con tu compañera, por mi culpa. Oía palabras que no comprendía qué significaban: “¿Hacer con él qué…? No podemos… No puedo, está conmigo desde que era pequeñito....”
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Un día, cuando el sol estaba más horas en el cielo, pusiste un montón de cosas en tu maquina de viajar, hiciste subir a tu compañera y a tu cachorro que ya sabia andar y hablar. A mí me montaste en la parte de atrás, en medio de los bártulos. Sospeché que nos íbamos de viaje. ¡Qué bien! ¡Otra vez volvíais a contar conmigo! ¡Por fin toda la familia saliendo a pasear juntos!
. Después de unas horas de viaje, paraste en un sitio para dar de beber a tu maquina de viajar. Tu compañera y el cachorro entraron en el edificio lleno de gente. Tú me abriste la puerta trasera para que pudiera salir a correr un poquito y estirar mis patas, tal cual habíamos hecho siempre que salíamos en un viaje largo. Me llevaste a la parte de atrás del edificio, cerca de un pequeño campo. Me sacaste la correa y me animaste a que echara unas carreras y hacer pis. ¡Era estupendo! ¡Volvías a preocuparte por mí!
Al rato, luego de desfogarme un poco, levanté la cabeza buscándote en el lugar donde habías quedado, pero no estabas. Salí corriendo rumbo al punto donde bebía tu maquina. Era extraño. Tú siempre me llamabas cuando querías partir y yo acudía veloz a tu llamada. Sin embargo, esta vez no me habías llamado. Seguramente porque confiabas en mí y sabías que al no verte, iría a tu encuentro.
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Corrí pensando en tu extraña actitud, y, al dar la vuelta en la esquina del edificio pude observar cómo se alejaba tu maquina de viajar. Empecé a llamarte con mis ladridos al mismo tiempo que apuraba mi carrera. “¡Eh, amigo, te olvidas de mí!”. Gritaba y gritaba mientras seguía corriendo con más fuerza. A través del cristal trasero de la maquina pude ver que tu cachorro me hacia señales con la mano, a la vez que de sus ojos salía ese líquido que llamabais lágrimas. No entendía nada. ¿Por qué estaba llorando tu cachorro? ¿Por qué te habías olvidado de llamarme? ¿Por qué? ¿Por qué?
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Continué llamándote y corriendo esperanzado en que notaras mi ausencia. A mi lado pasaban veloces muchas maquinas de viajar, y tuve miedo que me hicieran daño. Entonces pensé que lo mejor sería regresar al sitio donde habíamos parado, y esperar allí a que volvieras a recogerme. Me situé un poco apartado, debajo de un árbol para protegerme del sol. Desde allí veía perfectamente las maquinas que paraban.
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Llegó la noche y tú no aparecías. Yo estaba nervioso porque allí no conocía a nadie.
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Atrás de esa noche vinieron varios días y varias noches más. No podía explicarme tu tardanza en volver. ¿Y si no sabias regresar a buscarme por que te faltaba ese papel llamado mapa?
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En tanto, insistía en la espera. Las personas que atendían a los que allí paraban, me dieron agua y me ofrecieron comida. Yo me alejaba de ellos. Yo aguantaba el hambre, y no quería que me cogieran para apartarme de aquel lugar. ¿Y si regresabas y yo no estaba allí? ¿Qué ibas a pensar de mí?
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Debía esperar el tiempo que hiciese falta. Todas las noches a gritos le pedía al Gran Espíritu del Norte que guiara tus pasos trayéndote de regreso. Pasaron otras noches más. Y un amanecer, cuando aún estaba medio dormido, unos señores con un lazo me sorprendieron y me apresaron. Fui introducido en una maquina y llevado a un sitio desconocido. Al entrar pude ver un cartel que ponía algo así como Perrera Municipal.
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Aquel lugar estaba abarrotado de otros como yo. Me condujeron a una habitación donde esperaban un macho y una hembra de tu especie, vestidos con batas verdes. Me miraron, escucharon mi respiración y mi corazón con un aparato y también me tocaron por todas partes. “Está un poco asustado y muy flaco”, dijo la hembra. “No es de extrañar. Lleva casi dos semanas sin comer, abandonado a su suerte en la gasolinera -respondió el macho y añadió-. Parece un animal fuerte, en pocos días estará recuperado”.
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¿Abandonado? ¿Qué significaba aquella palabra? Nunca la había oído. A los pocos días, la perrita compañera de habitación, me lo explicó. A todos los que estaban allí les había pasado lo mismo. Sus amos los habían abandonado. “¿Pero eso no puede ser? -repetía yo una y otra vez-. El humano con el que vivía era mi amigo y nunca me haría eso. Es que anda un poco cansado por el trabajo y se olvidó de mí. Seguro que está tratando de encontrarme para llevarme con él” -les repetía un día tras otro, tratando de convencerme a mí mismo que esa era la verdad. No quería creer otra cosa.
. Persistía en mi afán de no comer. La pena por estar encerrado en aquel lugar extraño me hacía perder el apetito. Mis colegas de encierro decían que debía reponerme, si no comía no tendría buen aspecto y nadie querría adoptarme. “¡Es que yo no quiero que nadie me adopte. Yo tengo una familia y no quiero otra!” -les respondía.
Transcurrieron los días con sus noches. Alguna vez venía una familia y se llevaba a uno de mis compañeros. Yo seguía esperando, ilusionado en que aparecieras a buscarme.
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Un día que estábamos en el patio, se me acercó un perrazo que llevaba varias jornadas provocándome. Era un macho más joven y fuerte que yo, y le gustaba presumir de su fuerza delante de las hembras. Siempre se metía conmigo diciéndome que tú nunca vendrías, que eras igual que todos los otros humanos que habían abandonado a sus amigos porque les estorbaban. No podía consentir que aquel individuo ignorante y provocador pusiera en duda tu buen corazón. Después de un rato, en el que estuvo machacándome con su voz histérica, no pude aguantar más y me abalancé sobre él. Ciertamente no estaba en mi mejor forma física, pero quise defender tu honor con mis pobres fuerzas. Pero aquel perro joven era más fuerte y me dio una paliza. A continuación todo pasó muy deprisa.
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Salieron la pareja de humanos que nos cuidaban, y tras cogerme de una pata me tumbaron encima de la mesa de metal frió. Estaba sin fuerzas. Tenía mordiscos por todo el cuerpo y las heridas sangraban, aunque no sentía dolor. El cansancio me dominaba.
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Seguía esperándote pero mis horas se acababan.
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La pareja humana parecía nerviosa. No paraban hablar, abriendo y cerrando cajones, removiendo y agarrando todo tipo de cosas.
Se acercaron a la mesa donde me hallaba tumbado y comenzaron a limpiarme las heridas. Sus caras poseían una expresión extraña. No paraban de discutir. “No podemos hacer nada por él” -dijo el macho. “Si qué podemos, y es nuestro deber intentarlo” -respondió la hembra. “No vale la pena. No creo que pueda recuperarse de estas heridas. Y aunque lo haga, se acabará muriendo de tristeza. Desde que llegó, prácticamente no ha comido. Se pasa el día tumbado cerca de la entrada, como si estuviera esperando a alguien. Pero tú y yo sabemos que nadie vendrá por él. Estamos desbordados y no podemos atenderlo como se merece, así que no vale la pena seguir haciéndolo sufrir. Lo mejor es "dormirlo". La hembra, tras mirarme con cara de tristeza, asintió moviendo la cabeza.
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Al cabo de un momento, la mujer se acercó y empezó a hablarme con gran ternura, mientras me inyectaba un liquido frió en una de mis patas. “Tranquilo, no te dolerá” me decía en voz baja. Al poco rato empecé a sentir cómo me invadía un gran sueño. Ella permanecía a mi lado, con su cabeza pegada a la mía. “Lo siento, chico”, fue lo último que me dijo, al tiempo que unas enormes gotas de agua le salían de sus lindos ojos. “Lo siento”, había dicho. Hacia tiempo que no escuchaba aquella frase. Alguna vez, tú también la dijiste. No sé muy bien porqué me dijo eso aquella señora, pero, dado que sonaba bien, hice un esfuerzo y moví ligeramente la cola en señal de agradecimiento.
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El corazón me empezó a latir con menos fuerza, mis ojos se cerraban y la boca se secó. Sospechaba que la cara mojada de aquella mujer, que tan amablemente me trataba, era lo último que vería, así qué, con el último aliento que me restaba le pasé la lengua por el rostro tratando de secarle las lágrimas. Era mi forma de darle las gracias. Ya que no pude despedirme de ti, al menos lo haría de ella, aunque hubiera preferido que fueras tú el que me acompañara en aquel trascendental momento. Cerré los ojos y sentí que una profunda sensación de bienestar me invadía todo el cuerpo.
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Hace dos días llegué a este lugar. Ayer, el Consejo de los Espíritus de las Razas, y el Gran Espíritu del Norte, me felicitaron por haber sido un modelo para los otros miembros de mi especie. Había cumplido a la perfección durante mi vida junto a los humanos.
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Por ello, me concedieron la posibilidad de pedir un último deseo. Podía elegir casi cualquier cosa. Una compañera, la mejor de las comidas, una morada en las montañas o en la playa..... Yo les pedí que me dejaran regresar a tu lado. Me dijeron que eso ya no era posible. Entonces solicité que hicieran todo lo posible para que recibieras este mensaje. Con el quiero despedirme. Si lo recibes, espero que reflexiones sobre su contenido. Sobre el valor de la amistad, la lealtad, y el amor hacia los que dependen de ti.
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Ojalá que la luz vuelva a entrar en tu corazón, te despierte la conciencia y puedas rectificar los errores, para evitar que otros hagan lo mismo.
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Lo que hiciste conmigo no es el mejor ejemplo para educar a tu cachorro. Tal vez un día, cuando seas viejecito, también te conviertas en un estorbo, y entonces él decida dejarte abandonado en una gasolinera. Sin embargo, sabes que nosotros nunca lo haríamos.
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No obstante, quiero que sepas, que a pesar de todo no te odio. Ese sentimiento no cabe en la naturaleza de ningún perro. Creo que sólo vosotros, los humanos, pueden sentirlo.
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Te echaré mucho de menos. Anhelo que también tú te acuerdes algo de mí.
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Hasta siempre querido amigo. Te quiero. Siempre vivirás en mi corazón.
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Tu fiel y leal amigo,
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Vídeo que obtuvo el primer premio del Certamen Antiabandono:
http://www.youtube.com/watch?v=qDJ8pouRS9A
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Autor anónimo

Texto enviado por SONIA

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. LOS ANIMALES: EL SILENCIO DE LOS INOCENTES.
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PUBLICADO POR RICARDO MUÑOZ JOSÉ